Dans les années 1980, à la demande de la NASA, le professeur Bill Wolverton a réalisé des expériences sur les plantes capables de dépolluer l’atmosphère, le but était de dépolluer l’atmosphère  à l’intérieur des navettes spatiales destinées à rester longtemps dans l’espace.

En France, les expériences  de la NASA ont été reprises par le CSTB de Nantes (Centre scientifique et technique du bâtiment) et la faculté de Lille: a été confirmé l’efficacité d’absorption des polluants par les plantes déjà étudiées par le professeur Wolverton.

Le CSTB de Nantes et la faculté de Lille continuent les recherches avec le projet Phyt’air.

Plant’airpur soutient le projet Phyt’air et fait un travail de communication sur les plantes dépolluantes ( www.plantairpur.fr).

Nécessité de dépolluer l’air intérieur de nos logements ?

Une étude menée par l’observatoire de la qualité de l’air intérieur (Oqai) a montré que l’air que nous respirons à l’intérieur de nos logements était souvent plus pollué que l’air extérieur. L’étude a mis en évidence la présence d’une multitude de substances toxiques issues des matériaux de construction, de décoration, de cosmétiques, de produits d’entretien ou de chauffage.

Quels sont ces polluants ?

Des composés organiques volatils (COV): grande famille d’hydrocarbures, d’alcool, et de solvants, ils sont composés de carbone et d’hydrogène (C et H), et peuvent facilement se transformer en gaz dans l’atmosphère.

Ils sont d’origine anthropique (liés à  la combustion de carburant et à l’activité industrielle), ou d’origine naturelle (émissions par les plantes: les terpènes qui sont des hydrocarbures émis par les conifères ou les feuillus).

Les COV qui nous intéressent ici sont ceux d’origine anthropique.

Quelques exemples :

  •  Le formaldéhyde: les produits d’entretien, les meubles avec des bois agglomérés ou en contre plaqués, les vernis à ongle…
  •  Le benzène, le toluène, le xylène: la peinture, les parfums d’ambiance, les détergents, les moquettes, le plastique, la fumée de tabac, et même en pharmacie (uvédose: vitamine D contenant du toluène)…
  • Les éthers de glycol: les peintures, les enduits, les cosmétiques, les savons, les encres…

Le cumul et la concentration de ces molécules toxiques ne sont pas anodins, certaines de ces molécules sont classées cancérigènes par le centre international de recherche contre le cancer (CIRC).

Quelques conseils faciles à respecter, pour améliorer l’air que nous respirons à l’intérieur de nos logements et pour diminuer la concentration de ces composés organiques volatils.

  •  Bien aérer, été comme hiver, toutes les pièces.
  •  Ne pas fumer à l’intérieur de son logement (fumer libère du monoxyde de carbone).
  •  Supprimer tous les produits d’entretien (désinfectants, détergents et autres).
  •  Utiliser pour l’entretien de la maison du vinaigre, du citron, du savon noir (à base d’huile d’olive), de la pierre d’argent, avec lesquels on peut tout nettoyer, entretenir et désinfecter du sol au plafond (beaucoup moins chers que tous les produits d’entretien qui libèrent ces composés organiques volatils qui sont nocifs pour la santé quand on les respire).
  •  Préférer des lessives sans matières issues de la pétrochimie, et biodégradables à 100%, que l’on trouve partout maintenant, elles sont souvent moins chères,  moins allergisantes, et meilleures pour l’environnement.
  •  Bien lire les étiquettes qui indiquent la composition des produits que l’on achète.
  •  Être vigilant quant aux choix des moquettes, des meubles, des peintures…
  •  Éviter les insecticides.
  •  Préférer les pièges naturels contre les mites.
  •  Mettre des plantes qui vont absorber les molécules indésirables et rendre l’air moins sec.

Les plantes: comment fonctionnent-elles?

Certaines plantes absorbent plus que d’autres les polluants.

Sous l’action de la lumière et grâce au phénomène de la photosynthèse, la plante transforme la sève brute (issue des racines:sels minéraux+ eau) en sève élaborée indispensable à la croissance de la plante.

En effet, la plante absorbe le gaz carbonique de l’air (CO2, carbone minéral) qu’elle associe aux substances contenues dans la sève brute pour créer des sucres et des glucides (carbone organique): sève élaborée, indispensable à la croissance de la plante. En élaborant cette transformation, la plante produit de l’oxygène qu’elle rejette dans l’atmosphère.

Il existe déjà du carbone organique dans l’environnement de la plante (dans l’air et dans le sol), ce sont nos fameux COV nocifs pour nous.

  • Dans l’air, les plantes vont pouvoir les absorber directement et les utiliser pour leur métabolisme et donc pour leur croissance.
  • Dans le sol, grâce aux micro-organismes (champignons, bactéries) qui se trouvent dans la terre, et qui vivent en symbioses avec les racines, ceux-ci digèrent les polluants que les plantes absorbent.

https://www.via-les-herbes.com/plantes-depolluantes-maison/

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