Un article de Var matin de Philippe Arnassa concernant les  bienfaits des plantes sur la santé, à lire, surtout en période de fête, où notre foie  est mis à dure épreuve.

Publié le mercredi 26 décembre 2012 à 07h16 – 5

Gérard Olive, guide naturaliste à Saint-Raphaël, parcourt la campagne depuis 35 ans. Le romarin qu’il présente, au pied du rocher Saint-Barthélemy, dans l’Estérel, est excellent pour les digestions lentes et difficiles.Philippe Arnassa.

Nos collines abritent de très nombreuses variétés de plantes à boire (en tisane) ou à manger.De bonnes pistes pour se remettre d’aplomb après des repas trop copieux

Il était bon ce chapon aux marrons ? Et le foie gras ? Délicieux non ? Tellement moelleux à souhait qu’on en a repris trois fois. Sans parler du saumon fumé avec ses blinis à la crème fraîche et pour finir le repas, la bûche glacée et ses petits chocolats. Le tout arrosé de champagne, suivi de vin blanc et rouge.

Normal, après un tel festin que le foie crie misère. Bien sûr, la meilleure façon de le soulager est d’attaquer une diète sévère pendant quelques jours (au moins entre les deux réveillons), de se mettre à l’eau plate et de faire un peu d’exercice pour fondre les graisses.

700 plantes:

Il existe aussi, pour compléter cet arsenal, des recettes simples, qui peuvent aider à passer un mauvais cap. On les déniche dans la nature.

Les collines de notre région abritent en effet des plantes merveilleuses. « On estime que par rapport à la flore eurosibérienne, celle de Méditerranée compte plus de 700 plantes supplémentaires. C’est une grande richesse grâce à un climat exceptionnel »,souligne Gérard Olive, guide conférencier naturaliste depuis 20 ans. Et ce, grâce à une pluie suffisante et un ensoleillement exceptionnel, qui frise les 3 000 heures par an (deux fois plus qu’à Paris). Gérard Olive, qui arpente régulièrement l’Estérel (notamment) connaît chaque plante ou presque, dont il sait les vertus, mais aussi les dangers et les limites. « Il faut faire très attention », insiste-t-il. « On ne prend pas n’importe quoi, qu’on ne prépare pas n’importe comment. Il faut connaître le dosage. C’est comme si on avait décidé de prendre des cachets sans savoir combien il fallait en avaler pour se soigner ».

Chaque plante, complète Gérard Olive, possédera des caractéristiques différentes selon son exposition, la nature du sol, la date de sa récolte.

De 5 % à 85 %

« La quantité de thymol (qui est bactéricide) dans le thym varie de 5 % à 85 % en fonction de ces critères », résume Gérard Olive. Bref, pour lui « l’utilisation des plantes en médecine est excellente à condition d’être très prudent ».

Ce qui intéresse davantage cet écologue passionné, c’est l’aspect culinaire du romarin et autre sauge. Il est d’ailleurs en train de rédiger un ouvrage sur ce sujet. Les plantes plaisirs qui donnent du goût aux grillades par exemple, ça, il ne s’en lasse pas. Tout comme le vin de myrte dont il nous donne en exclusivité la recette .C’est naturel, ça ne peut pas faire de mal !

A  lire également l’article de via- les-herbes sur repas de fête, comment s’y préparer, et l’article sur le foie.

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